Neuron: l’intelligibilité de la parole, la syllabe et la fréquence.
Oct 15th, 2007 by admin
Deux chercheurs de l’université du Maryland, David Poeppel et Huan Luo, viennent de publier dans Neuron (June 21, 2007,) viennent de publier un article qui lie la capacité à discriminer le langage à une zone appelée “bande thêta” qui oscille en phase avec la durée des syllabes (environ 200 ms). La bande thêta est en réalité la bande de fréquence 4-8KHz. Cette étude confirme donc l’intérêt des aigus pour la compréhension de la parole, puisqu’ils sont impliqués dans la reconnaissance des syllabes. Le résumé indique même que la capacité de discrimination de la bande thêta est liée a l’intelligibilité de la parole
Une traduction toute personnelle du résumé de l’article (particulierement indigeste, il n’est pas facile de traduire de l’anglais scientifique):
Déterminer comment la parole est représentée dans le cortex auditif est un objectif majeur de la neuroscience. Bien que de nombreuses études utilisant l’imagerie neurologique aient produit des résultats intéressants sur le traitement de la parole et des sons complexes, les mécanismes qui permettent l’analyse de la dynamique de la parole dans le cerveau humain restent en grande partie méconnus. Ici, nous montrons que la structure de phase de la réponse de la bande bande thêta (4–8 Hz) enregistré sur le cerveau auditif humain avec une magnétoencephalographie (MEG) suit correctement et discrimine des phrases parlées et que cette capacité de discrimination est corrélée avec l’intelligibilité de la parole. Les conclusions suggèrent qu’une fenêtre temporelle d’environ 200 ms ( période d’oscillation thêta) segmente le signal entrant (parole), en “resettant” et en glissant pour suivre la dynamique du discours. Cette hypothèse sur le mécanisme de l’analyse corticale du langage cortical est fondé sur la modulation des rythmes corticaux inhérents (produits par stimulus) et fournit une preuve de plus sur le rôle de la syllabe comme une variable de traitement de la représentation du discours.
